Souvenirs

Année 2002-2003



Sortie ornithologique du 22 février 2003

Lieu : Golfe du Morbihan Bretagne sud (F-56).

Encadrés par monsieur Cormier enseignant de l’université d’Angers en Écologie Animale 27 étudiants de diverses filières partent vers 8h00 de la Fac. Après 2h00 de route nous arrivons à Saint Armel au niveau du passage submersible et à cette heure submergé de l’île de Tascon.Nous descendons du car pour nos premières observations de la journée. Un groupe de Bernaches cravant est installé là et ne se trouble qu’à peine de notre arrivée. D’autres oiseaux sont visibles un peu plus loin à l’aide de jumelles ou de longues vues prêtées par la maison de l’environnement d’Angers. Ainsi nous pouvons voir un cygne noir, un Grèbe huppée, des Goélands bruns installés sur un monticule et semblant prendre la pose. Parmi les canards sont visibles le Tadorne de Belon, le Pilet. Le grand Cormoran et des accenteurs mouchet et un merle quasi-albinoss passent devant nous. Nous reprenons le bus direction la réserve du Marais du Duer à 10h57, nous y arrivons à 11h10. Il s’agit d’un ancien marais salant réaménagé en réserve. Des postes d’observation sont aménagés nous pouvons y observer différentes espèces à l’abri du vent. Ici sont visibles l’aigrette garzette, une spatule blanche, une avocette, un couple de busard des roseaux. Le repas est pris sur une plage à la limite de la réserve, l’apéritif est offert par l’ANUA. Vers 13h00 nous repartons direction le second observatoire où nous pouvons voir des sarcelles d’hiver, des chevaliers gambette et une barge à queue noire et sur le chemin une grive musicienne et un accenteur mouchet.

Compte rendu de la sortie ‘Amphibiens’ du 20 mars 2003.

Le rendez-vous était donné à 20h30 sur le parking en face du bâtiment A de la Fac. Une bonne vingtaine d’étudiants s’est retrouvée autour de monsieur Alain Pagano du laboratoire d’écologie animale. Avant de partir, il nous rappelle que les amphibiens comprennent deux groupes que sont les urodèles qui conservent une queue tout au long de leur vie, et les anoures qui la perdent au cours de leur dernière métamorphose. Nous commençons la soirée par une étude des petites mares sises sur les terrains derrière la Fac et surplombant l’étang St Nicolas. Celles-ci dont certaines sont temporaires (Alain Pagano insista sur l’importance de ces milieux que l’homme tend à faire disparaître) nous permettrons d’observer la grande majorité des animaux de la soirée. En effet nous trouvons des larves de tritons, des adultes de tritons (Nous n’observerons que deux femelles de tritons à crête) et des grenouilles vertes. Le triton à crête, Triturus cristatus est un grand triton pouvant atteindre 16 cm de long. Sa peau est granuleuse, son dos est brun foncé avec de grosses tâches noires, ses flancs sont pointillés de blancs sur fond noir. Sa gorge sombre est pointillée de blanc tandis que son ventre est orange avec des tâches noires irrégulières. L’œil est doré. En livrée nuptiale, le mâle porte une crête dorsale très haute et découpée en dents de scie irrégulières, avec un rétrécissement à la base de la queue. Pour ce qui est du chant des grenouilles, nous n’aurons pas de chance ce soir mais à cela plusieurs raisons, nous nous trouvons entre les deux périodes de reproduction des anoures et de plus, le temps est sec depuis plus de deux semaines. Après ces observations, nous partons en voiture direction Murs-Erigné, au Parc des Varennes plus exactement. La zone a subi des modifications importantes depuis l’année dernière. Nous nous approchons autant que possible en silence, de la pièce d’eau au bord de laquelle Julien Prinet, qui a fait du repérage la veille, avait entendu un pélodyte ponctué (dont le chant caractéristique correspond au passage d’un ongle sur les dents d’un peigne ou d’une boite de conserve). Aucun amphibien ne nous fera l’honneur de chanter, et malgré toutes nos recherches, nous ne verrons aucun animal si ce n’est un ragondin s’enfuyant en nageant. Le temps sec depuis quelques temps a provoqué une sérieuse baisse du niveau d’eau. Des pontes fixées sur des branches d’arbres alors inondées se retrouvent exondées et complètement sèches. Ceux qui sont équipés pour traverser un bras d’eau un peu profond, ou qui n’hésitent pas à se mouiller (comme Stéphane), verront une ponte de pélodyte caractéristique par sa forme en chapelet. La sortie se termine vers 23h30 sans que personne ne se soit fait mordre par le chien des gens du voyage qui campaient non loin de la pièce d’eau !




Association Naturaliste de l'Université d'Angers 2007
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